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SAE : mobilisons nous
Massification des marchés de l'État, les PME écartées des marchés publics ! Mobilisons-nous !
Le constat

Entre 2008 & 2009, l’État sous l’autorité du Ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction Publique, a continué à définir sa politique en matière d’achats publics et de marchés publics, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques R.G.P.P.

Ont été principalement définis pour les points qui touchent notre profession :

1° La création du service des achats de l’état (S.A.E.) par le décret N°2009.300 du 17 mars 2009 placé sous l'autorité du Ministre du Budget, qui définit la politique d'achat de l'État, en poussant au groupement des commandes entre Ministères. Le S.A.E s’est vu donner l’objectif d’obtenir des économies de l’ordre de 10% d’ici à 3 ans sur le segment des achats courants de l’État.

2° L’élargissement des missions de l’UGAP par le décret du 22 décembre 2008 qui confirme cette organisation dans sa fonction.

3° La publication le 29 décembre 2009 d’une Circulaire relative au guide des bonnes pratiques en matière de marchés publics, qui réactualise le droit de la commande publique.

Ainsi un dispositif juridique, qu’il soit législatif ou réglementaire a été mis en place, l’UGAP et le SAE sont en état de fonctionnement, les Administrations centrales ou régionales pourvues de directives et de feuilles de route impératives.
  Conséquences sur la profession Notre branche professionnelle dont l’activité couvre les domaines des matériels et des services de télécommunications ainsi que les matériels informatiques, les progiciels et services associés, est en totalité concerné par la mission du SAE.

Or depuis plusieurs années, notre secteur est déjà perturbé par l’action de l’UGAP qui sous l’objectif de rationaliser la commande publique, concourt à l’éviction de nos entreprises d’un grand nombre de marchés publics.

Cette situation déstabilise nombre d’entreprises locales au profit de quelques unes, compromet l’emploi de ces entreprises voire leur pérennité et désagrège le tissu commercial.

La mise en place effective du SAE commence à produire ses premiers effets sur deux points :

- Tout d’abord une politique plus incisive en matière d’accords-cadres allant de pair avec la perte d’autonomie des Administrations conduit à augmenter la pression sur l’activité des entreprises et leur éviction des marchés publics régionaux ou locaux.

- une dérive du S.A.E dans sa conception de l’achat public qui n’est pas sans rappeler les pratiques les plus contestées de la grande distribution

- à leur échéance il y aura interdiction faite aux administrations de renouveler au plan local leurs marchés même si leurs conditions locales sont significativement plus avantageuses, conduisant ainsi à un monopole de fait confié à deux entités publiques, le S.A.E. et l’UGAP, de définir l’achat public, organiser ces achats et réserver obligatoirement leurs débouchés à l’ensemble des administrations.

Dans ce contexte que doivent devenir les sociétés de services télécom et réseau de la FICOME et leurs milliers de salariés ?
Que peut-on faire ? Il faut veiller à ce que la mission du SAE (Art 2 II du décret) soit réalisée dans des conditions favorisant le plus large accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique.

La FICOME souhaite donc que les matériels et les services de télécommunications soient retirées de la liste des achats courants de l’État dont le SAE a la charge.
Nous avons besoin de vous pour agir Pour commencer, nous devons sensibiliser les élus nationaux et locaux sur les risques que fait peser le SAE sur nos petites et moyennes entreprises télécom et réseau. Pour cela, adressez la lettre type de la FICOME à vos députés, sénateurs, conseillers régionaux (adresses ci-jointes), etc.. La FICOME a par ailleurs saisi le secrétaire d’État Hervé NOVELLI de ce dossier et prendra contact très vite avec le Comité d’Orientation du SAE.
 
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